Ce qui change quand les blocs quittent votre dos
28 เมษายน 2569
Le sidemount déplace 16 kg de la colonne lombaire vers les hanches — mécanique du transfert et cinq exercices après la certification.
Deux blocs aluminium pendent au niveau des hanches — rien sur le dos. Dès le ponton, la différence se fait sentir : le poids qui comprimait les vertèbres lombaires a tout simplement disparu. C'est ce que le sidemount change avant même la mise à l'eau, et c'est pourquoi de plus en plus de plongeurs loisir à Koh Tao apprennent cette configuration avant même de passer l'Advanced Open Water.
Où va le poids
Le backmount fonctionne comme un sac à dos de randonnée chargé à bloc : bloc, robinetterie, gilet, lest — tout s'empile le long de la colonne vertébrale. Sous l'eau, les blocs deviennent quasi neutres, mais le centre de gravité reste en arrière et au-dessus, obligeant à des micro-corrections permanentes pour maintenir l'assiette horizontale.
Le sidemount redistribue cette charge des deux côtés du torse. Chaque bloc se fixe à un anneau D à l'épaule et un autre à la hanche, parallèle au corps. Le résultat : un centre de gravité plus bas et une base de stabilité plus large — le même principe qui rend un catamaran plus difficile à faire chavirer qu'un monocoque.
- Charge vertébrale : le backmount concentre 14–16 kg sur la zone lombaire ; le sidemount distribue 7–8 kg par côté, entre épaule et hanche
- Centre de gravité : passe de « derrière et au-dessus » à « latéral et en dessous », améliorant le trim sans effort
- Transport à terre : chaque bloc se porte d'une main, ou se clipse à la surface où la flottabilité annule le poids
Ce qui change sous l'eau
Les blocs plaqués contre les flancs réduisent la section frontale. On traverse les passages sans avoir à se tourner de côté. Moins de traînée signifie moins de consommation d'air — sur une plongée récifale de 50 minutes à 18 mètres, l'économie atteint environ 15–20 bar par bloc.
Une enquête du Business of Diving Institute portant sur 908 plongeurs révèle que 57,8 % des utilisateurs sidemount citent un meilleur trim comme motivation principale, suivis de 56,4 % pour la flexibilité. Un bon trim, c'est moins de remise en suspension, moins de contact avec le corail et davantage de temps au fond.
Pour ceux qui peinent avec la flottabilité après la certification, le sidemount offre un avantage mécanique : la répartition plus large rend physiquement plus difficile de quitter l'horizontale.
Redondance de gaz sans passer au technique
Deux blocs indépendants, deux premiers étages indépendants, deux détendeurs. Si l'un part en débit continu, l'autre système reste intact — ni manifold partagé, ni vanne d'isolation à manipuler.
La gestion du gaz suit la règle des tiers : on alterne toutes les 30–50 bar pour maintenir les deux blocs au même niveau. Les deux robinets sont à portée de main, au niveau des hanches ; couper un bloc en urgence prend deux secondes. L'enquête montre que 69,4 % des plongeurs sidemount classent l'accessibilité des robinets comme premier avantage pratique.
Qui en profite le plus
Le sidemount est né dans les années 1960 chez les plongeurs spéléo britanniques — les siphons étaient trop étroits pour les bi-bouteilles dorsales. La technique a migré vers les grottes de Floride, puis les cénotes du Mexique, avant d'atteindre les récifs ces dix dernières années.
Les données montrent que 65,6 % des plongeurs exclusivement backmount envisagent le passage. Trois profils en bénéficient particulièrement :
- Plongeurs souffrant du dos ou des épaules : pas de lourd équipement à hisser sur le dos. Les blocs se clipsent à la surface où la flottabilité compense le poids. Sur le ponton, on ne porte que le harnais vide de 3–4 kg
- Plongeurs de petit gabarit : un AL80 unique dans le dos déséquilibre un plongeur de 55 kg vers l'arrière. Deux blocs aux hanches ramènent le centre de gravité dans l'axe naturel du corps
- Plongeurs en route vers le technique : TDI, ANDI et PADI TecRec exigent ou recommandent fortement la maîtrise du sidemount. L'apprendre au stade loisir construit une mémoire musculaire des années à l'avance
Le contenu du cours
Le PADI Sidemount Diver requiert une certification OW et un âge minimum de 15 ans. Le cursus comprend une séance en milieu protégé plus au minimum trois plongées en milieu naturel — en général deux jours à Koh Tao. Les prix sur l'île varient de 8 800 à 14 000 bahts. L'équipement spécifique sidemount n'est la plupart du temps pas inclus.
- Plongée 1 — Milieu protégé : ajustement du harnais, clipsage et déclipsage des blocs, vérification de la flottabilité en eau peu profonde
- Plongée 2 — Milieu naturel, bases : descente à 12 m, changement de détendeur gauche-droite, palmage en assiette horizontale
- Plongée 3 — Intégration des compétences : remontée contrôlée, palier de sécurité à 5 m, simulation de fermeture de robinet, partage d'air en configuration sidemount
- Plongée 4 — Profil complet : plongée loisir intégrale à 18–24 m avec gestion du gaz, trim et propulsion
Cinq exercices après la certification
- Changement de gaz à l'aveugle : fermer les yeux, saisir le détendeur opposé, changer de source. Objectif : moins de 3 secondes
- Maintien du trim à un bloc : décrocher un bloc, le tenir d'une main et maintenir flottabilité neutre en position horizontale pendant 60 secondes
- Stabilisation sans palmage : se maintenir à 5 mètres pendant 2 minutes, palmes immobiles. Toute dérive vers le haut ou le bas indique un problème de lestage ou de point d'accroche
- S-drill (partage d'air) : donner le tuyau long au binôme, basculer sur l'autre premier étage, maintenir la profondeur. Pratiquer dans les deux sens
- Fermeture de robinet en profondeur : localiser un robinet au toucher, le fermer, vérifier le manomètre à zéro, respirer de l'autre côté pendant 2 minutes, puis rouvrir
Équipement nécessaire
- Harnais sidemount + wing : du simple gilet en sangle au BCD rembourré avec poches à plomb. Les modèles loisir fixent le wing au harnais. Budget : 15 000–35 000 bahts
- Deux blocs : les AL80 (11,1 L) sont le standard loisir — neutres à 50 bar, disponibles dans tous les centres de plongée de Koh Tao
- Deux ensembles détendeurs : chacun avec premier étage, deuxième étage et manomètre. Un ensemble avec tuyau long de 150 cm, l'autre en 75 cm standard
- Sandows et mousquetons : deux sandows de cou pour maintenir les têtes de bloc, deux mousquetons par bloc. Coût total : 200–500 bahts
Où va la tendance
Au Elba Sidemount Festival d'avril 2026, des centaines de plongeurs se sont retrouvés à Marciana Marina pour trois jours de workshops de trim, de démonstrations d'équipement et de plongées guidées en sidemount — un événement qui, cinq ans plus tôt, n'aurait attiré que des spéléonautes.
À Koh Tao, plusieurs centres de plongée recommandent désormais le sidemount comme deuxième spécialité après l'OW — avant l'Advanced, le Nitrox et le Deep. Si l'on va construire ses habitudes sur les 100 prochaines plongées, autant les construire dans la configuration qu'on utilisera à long terme.
Le backmount reste plus simple à monter, plus facile à louer partout dans le monde et parfaitement adapté à la majorité de la plongée loisir. Mais pour ceux dont le bas du dos proteste à chaque intervalle de surface, qui veulent de la redondance sans basculer dans le tout-technique — le sidemount offre une voie médiane qui n'existait pas il y a dix ans.
Les blocs quittent le dos. Le reste suit.



























