Comment ne pas vomir sur le bateau de plongée : guide pratique contre le mal de mer
17 เมษายน 2569
Le mal de mer gâche plus de voyages de plongée que les pannes d'équipement. Découvrez comment prévenir et gérer les nausées sur les bateaux de plongée — médicaments adaptés, remèdes naturels, meilleure position à bord, alimentation et conduite à tenir si vous êtes déjà malade.
Pourquoi les plongeurs ont le mal de mer (et pourquoi ça frappe entre les plongées)
Le mal de mer — techniquement un mal des transports déclenché par la mer — survient quand l'oreille interne détecte un mouvement que les yeux ne peuvent pas confirmer. Sur un bateau de plongée, le pire moment n'est généralement pas le trajet vers le site. C'est l'intervalle de surface entre les plongées, quand vous flottez en surface en bidouillant les réglages de l'appareil photo, en consultant l'ordinateur de plongée ou en préparant le matériel sous le pont.
Plusieurs facteurs rendent les bateaux de plongée particulièrement propices au mal de mer :
- Signaux sensoriels contradictoires : Regarder un écran d'appareil photo ou un téléphone pendant que le bateau tangue envoie des informations contradictoires au cerveau — les yeux disent 「immobile」 mais l'oreille interne dit 「en mouvement」.
- Préparation du matériel sous le pont : Descendre pour changer d'objectif ou de bloc supprime l'horizon du champ visuel, le point de référence principal du cerveau.
- Fumées de diesel : Les gaz d'échappement à l'arrière du bateau sont un puissant déclencheur de nausées, surtout sur les vieux bateaux et les longtails thaïlandais au moteur exposé.
- Déshydratation : Les plongeurs sont chroniquement déshydratés à force de respirer de l'air comprimé sec. La déshydratation abaisse considérablement le seuil du mal de mer.
- Chaleur : Rester assis en combinaison intégrale sous le soleil tropical pendant que le bateau roule aggrave tout.
Médicaments : votre première ligne de défense
Si vous êtes sujet au mal de mer, les médicaments sont la prévention la plus fiable. Mais tous les antiémétiques ne sont pas sûrs pour la plongée — certains peuvent être véritablement dangereux en profondeur.
Méclizine (Bonine / Dramamine Less Drowsy) : Le choix numéro un pour la plupart des plongeurs. La méclizine offre jusqu'à 24 heures de protection avec nettement moins de somnolence que le Dramamine original. Prenez 25mg la veille de la plongée et un comprimé supplémentaire une heure avant l'embarquement. Seulement 46% des utilisateurs de méclizine rapportent des effets secondaires, contre 83% pour le Dramamine original.
Diménhydrinate (Dramamine original / Nausicalm) : Efficace contre les nausées mais provoque une somnolence importante et une altération cognitive. La recherche montre que le diménhydrinate réduit les fonctions cognitives des plongeurs à un niveau considéré dangereux pour la plongée. L'effet sédatif est potentialisé par la profondeur.
Patch de scopolamine (sur ordonnance) : Un petit patch placé derrière l'oreille délivrant le médicament en continu pendant 72 heures. La Marine américaine l'utilise comme antiémétique de premier choix pour les plongeurs, et DAN l'approuve après un essai sur terre. Idéal pour les croisières plongée.
Règle de sécurité essentielle : Testez toujours tout médicament sur terre avant de plonger avec. Prenez-le un jour sans plongée et observez les effets. Tout médicament qui vous rend somnolent, étourdi ou confus ne doit pas être pris avant de plonger.
La combinaison dangereuse : antihistaminiques sédatifs + azote en profondeur
Ce sujet mérite sa propre section car il peut tuer. Tout médicament affectant le système nerveux central — y compris les antihistaminiques de première génération comme la diphenhydramine (Benadryl) et le diménhydrinate (Dramamine original) — peut interagir avec les pressions partielles d'azote accrues sous l'eau.
Le mécanisme fonctionne dans les deux sens : le médicament augmente la susceptibilité à la narcose à l'azote, et l'azote renforce l'effet sédatif du médicament. À 30 mètres, un plongeur sous antihistaminiques sédatifs peut ressentir une narcose équivalente à une plongée beaucoup plus profonde. Altération du jugement, ralentissement des réflexes et même panique peuvent en résulter.
Conclusion : Si l'étiquette indique 「peut provoquer de la somnolence」, ne plongez pas avec. Utilisez de la méclizine ou de la scopolamine après les avoir testées sur terre.
Remèdes naturels : gingembre, acupression et Sea-Band
Tout le monde ne souhaite pas prendre de médicaments, et certains plongeurs préfèrent combiner remèdes naturels et médicaments pour une protection maximale.
Gingembre : Une revue Cochrane confirme qu'un gramme de gingembre par jour réduit significativement les nausées. Il agit en bloquant les récepteurs de sérotonine dans l'intestin :
- Gélules de gingembre : 500mg deux fois par jour dès la veille du voyage.
- Gingembre confit : À mâcher pendant la traversée. Beaucoup de bateaux de plongée thaïlandais en ont à bord.
- Ginger ale : Boire dégazéifié (les bulles peuvent aggraver les nausées). Vérifier qu'il contient du vrai extrait de gingembre.
- Thé au gingembre frais : Infuser des tranches de gingembre dans l'eau chaude. Parfait pour les départs matinaux en croisière plongée.
Bracelets d'acupression (Sea-Band) : Des bracelets élastiques exerçant une pression continue sur le point P6 (Nei-Kuan) à l'intérieur du poignet. Une étude de 2025 montre que les Sea-Bands soulagent les nausées en seulement 5 minutes, avec un taux de réduction constant de 80%. Environ 10€, aucun effet secondaire, aucune interaction avec l'azote, portables en plongée. À mettre avant l'embarquement.
L'approche combinée : De nombreux plongeurs expérimentés utilisent les trois — méclizine la veille, Sea-Bands avant l'embarquement, gingembre confit dans la poche pour les intervalles de surface. Cette stratégie à plusieurs niveaux est la plus efficace.
Où s'asseoir sur le bateau de plongée (ça change tout)
Votre position sur le bateau compte bien plus que la plupart des gens ne le pensent. La physique est simple : différentes parties du bateau subissent des mouvements d'amplitude différente.
- Le mieux : poupe (arrière) et centre du bateau — Le centre près de la ligne de flottaison subit le moins de mouvement. La poupe offre généralement le plus d'espace de pont ouvert et d'air frais.
- Bien : pont supérieur — Air frais et vue dégagée sur l'horizon.
- Le pire : sous le pont et proue (avant) — La proue monte et descend le plus dans les vagues. Sous le pont, pas d'horizon visible et accumulation de fumées diesel.
Règles de positionnement essentielles :
- Face à l'avant : Toujours regarder dans le sens de la marche.
- Regarder l'horizon : L'intervention non médicamenteuse la plus efficace.
- Rester sur le pont : Ne pas descendre pour l'ombre ou le matériel.
- Éviter les écrans : Ne pas regarder téléphone, appareil photo ou ordinateur de plongée sur un bateau qui tangue.
Bateaux de plongée thaïlandais : longtail vs speedboat vs croisière
En plongée en Thaïlande, le type de bateau influe considérablement sur le risque de mal de mer.
Longtail : Ces bateaux iconiques sont bas sur l'eau et roulent fortement même par houle modérée. Pas de cabine fermée. Le moteur diesel exposé produit des fumées, mais la conception ouverte assure un air frais constant. Trajets généralement courts (moins de 30 minutes). Risque : moyen à élevé par houle, mais temps d'exposition court.
Speedboats : Les speedboats en fibre de verre pour excursions à la journée (courants pour les Similan, Phi Phi) vont vite et tapent dans les vagues. La cabine fermée piège les fumées et cache l'horizon. Beaucoup de gens qui supportent les longtails sont malades sur les speedboats. Risque : élevé, surtout dans la cabine.
Croisières plongée (liveaboards) : Les grands navires en acier ou en bois sont la plateforme la plus stable. Toutefois, le mouillage nocturne en eaux exposées signifie un roulis léger constant. Bonne nouvelle : la plupart s'adaptent en 24-48 heures.
Pour les excursions journalières aux Similan depuis Khao Lak, la mer d'Andaman peut être agitée en début et fin de saison (novembre et avril). Si vous êtes sujet au mal de mer, envisagez une croisière plongée où votre corps aura le temps de s'adapter plutôt que de combattre une longue traversée en speedboat chaque jour.
Pourquoi certains s'adaptent après 1-2 jours en croisière
Il existe un phénomène bien documenté : les plongeurs sujets au mal de mer se sentent affreux le premier jour de croisière mais sont parfaitement bien le deuxième ou troisième jour. C'est l'habituation — le cerveau recalibre littéralement son traitement du mouvement.
Le système vestibulaire (oreille interne) et le système visuel apprennent à harmoniser les signaux de mouvement constants. La clé est l'exposition continue — c'est pourquoi les croisières fonctionnent mieux que les excursions répétées avec des nuits à terre qui réinitialisent le processus.
Conseils pour accélérer l'adaptation :
- Passer le plus de temps possible sur le pont les premières 24 heures
- Utiliser des médicaments le premier jour, puis essayer de réduire le deuxième
- Manger peu et souvent plutôt que de gros repas
- S'hydrater abondamment
- Si possible, dormir dans une cabine au milieu du navire (moins de mouvement)
Déjà malade ? Votre plan d'urgence
Parfois la prévention échoue et la nausée arrive. Voici quoi faire :
- Air frais immédiatement : Aller au pont supérieur ou à la poupe. Face au vent si possible.
- Fixer l'horizon : Ne rien regarder sur le bateau. Fixer le point le plus lointain et stable possible.
- Manger des crackers nature ou du pain sec : L'estomac vide aggrave les nausées. Les crackers salés absorbent l'acide gastrique.
- Boire de l'eau fraîche à petites gorgées : Pas de grandes goulées. Le ginger ale tiède est encore mieux.
- Ne pas lutter contre les vomissements : Si vous devez vomir, vomissez. On se sent généralement beaucoup mieux après. Se pencher sous le vent.
- Sauter la plongée si vous vomissez activement : Vomir à travers un détendeur sous l'eau est techniquement possible mais misérable et potentiellement dangereux. Risque d'aspiration, d'inondation du masque et de remontée panique. Il y aura toujours une prochaine plongée.
- S'allonger : Si rien ne marche, s'allonger sur le dos au milieu du bateau, yeux fermés. Minimise les conflits sensoriels.
Le mal de mer n'est pas une faiblesse ni 「dans la tête」 — c'est un véritable décalage neurologique qui touche même les marins expérimentés. Avec la bonne combinaison de médicaments, de positionnement et de remèdes naturels, la grande majorité des plongeurs peuvent le gérer efficacement. Préparez-vous, testez vos remèdes avant le voyage, et ne laissez pas les nausées vous priver du monde sous-marin.
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